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Dans notre coloc, au quotidien, nous adoptons un mode de vie le plus sobre possible en vue d’avoir un impact le plus réduit sur l’environnement.
Mais ce n’est pas tout ! Nous sommes, pour la plupart, engagés sur des sujets, des associations ou des projets militants autour de l’environnement et de l’humain.
Alors quand nos copains nous appellent pour aller bloquer une mine de charbon en Allemagne dans le cadre de la COP23 , bah on s’y rend tous ensemble 🙂

Notre cible

Nous étions donc présents à Bonn en Allemagne pour participer à une action de désobéissance civile de masse : Ende Gelände, l’occupation et le blocage illégal d’une des plus grosses mines de charbon à ciel ouvert du monde par 3 000 personnes venues de toute l’Europe : Hambach.

À raison de 70 hectares par an, cette mine à ciel ouvert engloutit forêts et villages dont les propriétaires sont peu à peu expropriés malgré les mobilisations et ce depuis 1987. Il s’agit tout simplement du plus gros « trou » creusé par l’Homme sur la planète. Large de 39 km2 la mine s’enfonce jusqu’à 300m de profondeur et doit être visible de l’espace. Pour vous donner une idée, rappelez-vous que la Tour Eiffel fait 324m de hauteur (antennes comprises).

L’objectif de l’action était porté sur l’excavatrice Bagger 293, pas moins que la plus grosse machine jamais construite par l’homme sur Terre.

Pourquoi la désobéissance ?

Le charbon de lignite est tout simplement l’énergie la plus sale du monde. Outre les destructions environnementales liées à l’activité minière (émissions radioactives, micro particules, destructions d’écosystèmes, déforestation), l’utilisation de cette énergie relâche plus de gaz à effet de serre que n’importe quel autre combustible fossile.

La révolution énergétique, sociale et économique tant attendue n’est pas encore visible à l’horizon. Pourtant, si on ne veut pas éviter le pire, il faudra bien accélérer les choses. Tout progrès social implique à un moment de bousculer l’ordre établi afin de faire évoluer la loi. C’est là que la désobéissance civile prend tout son sens. Là où la révolution oppose la violence à la violence, la désobéissance civile  est le refus assumé et public de se soumettre à la loi lorsque celle-ci est jugée injuste ou inutile, tout en faisant de ce refus une arme de combat pacifique.

10 d’entre nous avons pris part à cette action. Nous formions un joyeux groupe !

Comment ça s’est passé ?

Super bien ! L’action était prévue pour le dimanche afin de laisser le temps aux participants de rejoindre Bonn depuis toute l’Europe. Au total 3 000 personnes se sont données rendez-vous dans un camp de base situé au cœur d’un parc au bord du Rhin. On y croise beaucoup d’Allemands évidemment mais aussi des Italiens, des Français, des Britanniques, des Espagnols, des Belges. C’est bon de prendre conscience que partout des jeunes sont aussi mobilisés sur la question climatique.

L’après-midi, des formations à l’action non-violente sont proposées.Tout le « jeu » est de manœuvrer collectivement pour embrouiller au maximum les forces de l’ordre afin qu’elles ne soient pas en mesure de stopper tous les manifestants et d’éviter les confrontations. Les risques légaux, bien réels, sont expliqués à tous. Chacun prend connaissance de ses droits et devoirs en cas d’une garde à vue éventuelle.

Le dimanche, aux alentours de 9h du matin, nous nous sommes retrouvés à 4 km de la mine pour une manifestation, tout à fait légale pour le coup 😉 Dans une ambiance super festive, nous avons marché jusqu’à l’entrée de la mine, puis tout s’est passé très vite ! Quelques tranchées de sables à dévaler et escalader, des rails à dépasser en rampant et de grandes lignes humaines à former pour montrer notre présence et notre occupation. Nous avons réussi à nous introduire face à l’excavatrice, pour finalement nous arrêter devant afin de décider si oui ou non nous voulions forcer le passage pour aller sur la machine. Car oui, le principe de l’action Ende Gelande est une action de masse de désobéissance civile non violente et dont les décisions se prennent collectivement. Et quand plus de 400 personnes sont sur site, prendre des décisions collectives demande du temps. Cela fait partie du jeu. Ce sera un non, et, après 4h sur place, ce sont des fourgonnettes de police qui nous ramènent à l’entrée de la mine.

Nous avons passé une journée incroyable.

Cette action est aussi belle qu’elle est utile. Nous avons pris conscience, tous ensemble, qu’il était possible d’agir physiquement, de se rendre là où c’est interdit parce que c’est bien là que notre futur se joue ! Nous sommes rentrés épuisés mais heureux d’avoir passer ce dimanche ensemble:)

 

-> Cet article reprend en partie celui de Guillaume que vous pouvez retrouver ici (il décrit notamment, avec de nombreux détails, le déroulé de l’action !)

-> Retrouvez l’album photo sur Facebook

–> Pour aller plus loin : 

 

 

 

 

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Nom : Alain
Activité actuelle : Consultant en responsabilité sociétale (RSE)
Caractéristiques singulières : il fait des bruits !
Phrase fétiche : « Ooooooh, hmmmfff »

Qui est tu Alain ?
Je m’appelle Alain, j’ai 26 ans. Je travaille dans le domaine de la responsabilité sociétale, je suis consultant. Je travaille pour des universités et des grandes écoles. Mon rôle, en tant que tel, est de les accompagner dans la mise en place de leur politique de responsabilité sociétale.

Pourquoi es-tu venu à la Maison Bleue ?
Je suis arrivé il y a 8 mois, en décembre 2016. Ce qui m’a attiré c’était d’avoir un mode de vie plus écologique et pour y arriver, de vivre en groupe.
D’une manière générale, j’aime vivre en communauté, entouré de gens. J’ai besoin de ça pour trouver mon équilibre. C’était donc ça l’intérêt de la maison pour moi. Vivre en communauté pour apprendre des autres changer mon mode de vie plus facilement en voyant des gens autour de moi qui ont les mêmes idées, les mêmes aspirations…des gens qui t’inspirent quoi !

Pour toi, comment fonctionne la maison ?
Pour moi c’est une communauté de gens qui sont à la fois autonomes et solidaires entre eux. On partage de nombreuses choses comme notre frigo, nos courses, des espaces dans la maison mais aussi les repas, les soirées, sans que rien ne soit imposé. Chacun est libre d’aller et de venir et c’est cet équilibre qui fait la force de la Maison Bleue à mon avis. Tout est basé sur des valeurs d’écologie, de solidarité, et sur le faire attention à ce qu’on achète, aux déchets qu’on produit et puis expérimenter. On teste des choses, notamment d’avoir un jardin avec son poulailler, son compost, un système d’aquaponie pour faire pousser nos légumes.

Et toi personnellement, comment est-ce que tu t’y investi ?
Je n’ai pas le sentiment d’être très investi. En fait, je suis surtout là pour apprendre. Parfois je cuisine un peu, je mets la main à la patte en faisant le ménage, mais je partage surtout le quotidien de cette maison.

Combien de temps penses-tu rester ?
Pour l’instant je suis bien ! Je ne sais pas combien de temps je vais rester exactement, mais j’estime que c’est un modèle de vie qui me convient ! Pour l’instant c’est aussi parce que je suis célibataire et sans enfants, on verra par la suite, mais en tout cas c’est un mode de vie qui pour moi, à 26 ans, me convient bien.

Est-ce que tu te verrais vivre comme ça plus tard ?
Ouais pourquoi pas ! Je pense que la première chose c’est de trouver le groupe de gens qui va bien puis ensuite le lieu. Mais je pense que rassembler des gens avec qui tu te sens bien c’est le principal. C’est ce qui fait que ça marche bien dans cette maison je crois : l’équilibre entre les caractères des différentes personnes, certaines plus actives d’autres plus passives, des gens plus nerveux, d’autres plus calmes qui fait avancer notre modèle in fine.

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Fondation de la Micro Nation (Autonome) de la Maison Bleue

Chère et cher camarade anarcho-syndicaliste, libertaire, insoumis ou autre sobriquet révolutionnaire.

Après deux ans de vie commune, nous refusons que la Maison Bleue, notre cocon d’amour, de paix et de libertés, peuplé de licornes arc-en-ciel de pétites et autres animaux doux, tombe sous le joug du fascisme ou du néo-libéralisme. Loin des batailles partisanes et des escarmouches de pacotilles nous vous invitons à la soirée de Fondation de la Micro Nation de la Maison Bleue !

Toute excuse est bonne pour faire la fête, toute fête est bonne pour fonder sa micro nation !

Quelques règles de base pour bien s’entendre :

Article 1 / Le peuple bleuin proclame solennellement que l’équité, la solidarité et l’écologie seront les piliers d’un vivre ensemble plus saint, plus serein.

Article 2 / Le meilleur déchet est celui qui n’existe pas (valable dans votre consommation personnelle comme en politique). Privilégiez toute structure qui n’assouvit pas des peuples et détruis des ressources.

Article 3 / Les unités d’échange de la Maison Bleue sont la bière et les câlins. Bien sûr, il reste libre à chacun-e de donner ce qu’il/elle peut/veut

Article 4 / Les débats sont libres, non limités mais bienveillant. Toute personne abordant un discours castrateur ou fermé à la discussion se verra couvert de bisous.

Article 5/ Venez sans a priori, vous pourrez toujours repartir avec ceux que vous aurez trouvé sur place.

Nous vous proposons surtout de venir festoyer, et peut être participer à l’élaboration de notre Constitution.

Plus d’informations ici ou contactez Soso l’impératrice.